L’autre jour, en discutant politique locale et internationale dans un resto du quartier, un ami m’a confié que son conjoint appuie de plus en plus des figures conservatrices — d’ici et d’ailleurs (Trump, LePen, Polièvre, Duhaime) — qu’on associe à des reculs pour les droits LGBTQ+. Et la tension dans leur couple est réelle. Après ma surprise, cette révélation a soulevé chez moi une question : comment une personne LGBTQ+ peut-elle soutenir des mouvements qui fragilisent sa propre communauté?
Aux États-Unis, l’appui à Trump en est l’exemple le plus caricatural et dérangeant. Mais le phénomène ne s’y limite pas. Au Canada et au Québec, on observe aussi des personnes LGBTQ+ séduites par certains discours du Parti conservateur du Canada ou celui du Québec, par la droite populiste ou par des courants plus identitaires qui dénoncent les «excès» du militantisme queer, les politiques trans inclusives, la notion de non-binarité ou les programmes d’éducation à la diversité.
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