Notre communauté s’effrite comme un biscuit dans une craque de sofa
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Samuel Larochelle sur Fugues en date du 01 février 2026 à 16h39
Savez-vous quelle question je me pose le plus souvent? J’veux dire, quand je ne suis pas en train de me demander : « comment ça se fait qu’il ne répond pas à mon texto »; « c’est-tu mon anxiété qui est en train de me mentir »; et « comment ça se fait qu’il n’a pas encore appris à frencher à son âge ». L’interrogation qui revient le plus souvent, c’est quand je me demande si je fais vraiment partie d’une communauté.
Au secondaire, je me sentais en périphérie de mes amis. À Amos, j’étais persuadé d’avoir un défaut de fabrication. En arrivant à Montréal, j’ai trouvé ma gang parmi les LGBTQ+. Mais aujourd’hui, mon sentiment d’appartenance à quelque chose de plus grand que moi s’effrite comme un biscuit oublié dans une craque du sofa. J’ai beau avoir un cercle social composé aux deux tiers de gais, de lesbiennes, de trans, de bisexuel·les et de non-binaires.
J’ai beau écrire dans le magazine Fugues depuis une décennie pour nous faire rayonner. J’ai beau organiser le Cabaret Accents Queers depuis cinq ans pour qu’on puisse se réunir, se reconnaître, se pleurer, se rire et s’enrager ensemble. Je doute de plus en plus de la force des liens qui nous unissent.
Comme si, en plus de subir les attaques du monde extérieur, on se donnait constamment des petits coups de coude dans les côtes entre nous.Lire la suite sur Fugues. PHOTO: ERIC LEBLANC
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