La clinique l’Actuel traverse une tempête, en tentant de poursuivre sa mission

Par L'équipe de rédaction de Fugues en date du 24 février 2026 à 11h22

Institution phare de la santé sexuelle à Montréal depuis plus de 40 ans, la clinique l’Actuel s’est placée à l’abri de ses créanciers. Un passage difficile, certes, mais qui ne remet pas en question son rôle crucial auprès des communautés LGBTQ+ du moins pour le moment.

Co-fondée dans les années 1980 par le Dr Réjean Thomas, la clinique médicale l’Actuel a déposé un avis d’intention visant à se placer à l’abri de ses créanciers en raison de difficultés financières. Selon les documents déposés au début février, l’établissement qui est en restructuration financière cumule un peu plus de 1,5 million de dollars de dettes.

D’abord rapportée il y a une semaine par Le Journal de Montréal, l’information a ensuite été confirmée par Le Devoir vendredi dernier. Malgré cette restructuration, la direction se veut rassurante : les activités de la clinique se poursuivent normalement et la situation n’aurait «pas d’impact sur le fonctionnement des services offerts à la population». 

Préciser que se «placer à l’abri des créanciers» n’équivaut pas à une fermeture : il s’agit d’un mécanisme légal permettant à l’organisation de se donner du temps pour restructurer ses finances tout en poursuivant ses activités régulières. Plusieurs organismes et entreprises ont déjà traversé ce type de processus avec succès avant de retrouver un équilibre.

(...)

Une fragilité qui touche l’ensemble des cliniques
La situation de l’Actuel n’est pas unique. Dans la région de Montréal, plusieurs cliniques de santé sexuelle font face à des défis similaires. Celles-ci jouent un rôle essentiel dans l’accessibilité des soins spécialisés, particulièrement pour les personnes jeunes, racisées, immigrantes ou marginalisées qui peuvent se heurter à des obstacles dans le système de santé traditionnel.

Par exemple, certaines cliniques communautaires et privées du Village et des quartiers centraux offrent des services de dépistage rapide, des suivis pour ITSS, des consultations PrEP/PEP et des soins adaptés aux réalités trans et queer. Ces établissements ressentent la pression d’une demande croissante de services, d’une main-d’œuvre rare et d’un financement souvent précaire. Plusieurs gestionnaires de cliniques confient qu’ils doivent jongler avec des budgets de plus en plus serrés tout en maintenant des horaires étendus pour répondre aux besoins de leurs patient·es.

Pour plusieurs professionnel·les de la santé, cette conjoncture reflète un besoin urgent d’un soutien financier accru des instances publiques, afin d’assurer la pérennité des services spécialisés en santé sexuelle. Sans cela, des points d’accès essentiels risquent de se trouver en difficulté, au risque de laisser des lacunes dans l’offre de soins.

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