Michael Hendricks, rencontre avec un pionnier de nos communautés

Par Denis-Daniel Boullé sur Fugues en date du 01 février 2026 à 16h13

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Figure incontournable de l’histoire récente des communautés gaies et lesbiennes — et de celle du Québec — Michael Hendricks, aujourd’hui âgé de 84 ans, retrace son parcours depuis son arrivée à Montréal, fuyant la conscription aux États-Unis lors de la guerre du Vietnam.

En fait, tu étais au tout début seulement en vacances à Montréal; rien ne présageait
que tu allais rester définitivement ici?
Michael Hendricks : En 1968, j’étais en vacances à Montréal quand ma mère a reçu l’avis de conscription. J’avais 26 ans. Mais j’ai rencontré à l’époque des Américains qui s’étaient réfugiés au Canada. Le président Richard Nixon voulait frapper un grand coup au Vietnam et on a même recruté des petits vieux comme moi (rires). J’étais à l’époque un simple travailleur social en vacances avec mon chum de l’époque, installé au YMCA. Un chum qui a disparu le lendemain de l’arrivée de l’avis de conscription. Je me suis réveillé et il n’était plus là (rires). Mais j’ai rencontré des gars, dont un notaire qui m’a aidé à obtenir un statut régulier au Canada.

Ce n’était pas le premier Américain qu’il aidait à rester ici. Puis j’ai déménagé au centre-ville et j’ai découvert la vie gaie, et je me suis fait des amis qui le sont restés, comme Pierre Rochon et John Banks, qui était serveur et drag dans un bar. Comme je ne souhaitais pas retourner un jour aux États-Unis, j’ai appris le français.

Lire la suite très éclairante sur l'histoire de nos combats pour l'égalité.

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