Yas (pseudonyme) est une femme transgenre sans domicile fixe vivant à Douala au Cameroun. Anxieuse, elle vit un stress post-traumatique depuis le guet-apens qu’on lui a tendue en ce début de mois d’avril. A ce jour, les coupables courent toujours, tandis que Yas apeurée ne sort pratiquement plus de chez elle. A tout moment, elle craint qu’un nouveau drame ne survienne.
(...) Cette agression loin d’être isolée met en lumière la vulnérabilité des personnes transgenres au Cameroun, qui sont exposées à la violence physique, psychologique et sociale, tandis qu’aucun témoin n’a daigné essayer intervenir, préférant observer avec passivité les pires exactions.
76Crimes a déjà rendu compte des difficultés extrêmes rencontrées par Yas pour pouvoir trouver un refuge et bénéficier de soins de santé après avoir été rejetée par sa famille, dans un contexte de recul inédit du soutien international aux services destinés aux personnes LGBT+.
(...) Dans ce contexte, la situation de Yas illustre de manière frappante le besoin urgent de renforcer les mécanismes de protection des minorités sexuelles et de genre au Cameroun, ainsi que la nécessité d’apporter un soutien psychosocial et juridique aux victimes.
Alors que la stigmatisation est institutionnalisée et que les agressions ne reculent pas, chaque témoignage permet de documenter les abus auxquels font face les personnes transgenres tous les jours.
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