Des organisations de défense des droits humains tirent la sonnette d’alarme face à certaines décisions migratoires prises aux États-Unis, qui exposeraient des personnes LGBTQIA+ à des risques graves de persécution — voire à la mort — en cas de renvoi vers des pays où l’homosexualité et les identités de genre minoritaires sont sévèrement criminalisées, notamment l’Ouganda et l’Iran.
(...) Pour les organisations de défense des droits humains, ces pratiques constituent une violation du principe fondamental de non-refoulement, inscrit dans le droit international, qui interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la persécution, des traitements inhumains ou la mort.
Elles dénoncent la mise en danger directe de personnes déjà vulnérables, l’érosion progressive du droit d’asile et l’absence de prise en compte adéquate des réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, en particulier les personnes trans et non binaires.
Un enjeu mondial
Bien que ces situations concernent principalement les États-Unis, elles trouvent un écho ailleurs dans le monde, notamment en Europe et en France, où la reconnaissance des persécutions liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre demeure inégale.
À l’échelle mondiale, plus de soixante pays criminalisent encore les relations entre personnes de même sexe. Pour de nombreuses personnes LGBTQIA+, le droit d’asile représente la seule protection face à des lois et des pratiques qui ne laissent aucune place à la sécurité ni à la dignité. Assurer leur protection ne relève pas d’un choix politique, mais bien d’une obligation juridique et morale.
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