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À titre d'exemple...

Envoyé par Amnistie Internationale LGBT en date du 26 octobre 2000 à 23h44
[Note : en novembre 1999, des menaces de mort anonymes étaient proférées contre M. William Hernández, militant lgbt au Salvador. La Police nationale civile refusait d'enquêter et de protéger M. Hernández, affirmant que « les goûts sexuels » de ce dernier dérangeraient les officiers. Amnistie Internationale décidait alors d'agir.]

AMNISTIE INTERNATIONALE


DOCUMENT PUBLIC
Index AI: AMR 29/06/00

le 25 octobre 2000

Information supplémentaire sur l'EXTRA 159/99 (AMR 29/06/99, 12 novembre 1999) et suite (AMR 29/02/00, 3 février 2000) - Craintes pour la sécurité / Menaces de mort

SALVADOR

William Hernández, directeur de « Entre Amigos » (« Entre amis »), une organisation non gouvernementale travaillant auprès des membres des minorités sexuelles


La Police nationale civile a finalement accepté d'accorder sa protection à William Hernández vers la fin février, au moment où les appels en sa faveur provenant du réseau d'actions urgentes et du réseau LGBT atteignaient leur sommet. M. Hernández fait parvenir sa reconnaissance profonde à tous ceux et celles qui ont envoyé des appels. Il déclarait récemment à une délégation d'Amnistie Internationale : « cela ne fait pas de doute que, sans cette pression, la protection policière ne nous aurait jamais été accordée » (« es innegable que sin esta presión no nos hubieran dado la seguridad »).

Pendant la rencontre avec la délégation d'AI, M. Hernández a sorti le dossier contenant les copies de chaque appel envoyé dans le cadre de cette action urgente : un total de 468 lettres et 858 messages de courrier électronique. Lorsque les autorités avaient prétendu ignorer l'existence d'une campagne autour de son cas, M. Hernández a répondu qu'il avait les copies de toutes les lettres qu'on leur avait envoyées.

Des ambassades ont également fait de la pression auprès des autorités, toujours à la suite de vos appels leur demandant fréquemment quelles mesures avaient été prises.

Même si les autorités commencent maintenant à enquêter autour de certains cas impliquant des membres des minorités sexuelles, l'impunité et la discrimination demeurent toujours la norme à l'endroit des lesbiennes, gais, bisexuel(le)s et transgendéristes au Salvador.

« Entre Amigos », l'organisation non gouvernementale que William Hernández dirige, est seulement une parmi d'autres dont les téléphones ont été intervenus, selon un rapport rendu public cette année et faisant état d'une pratique fort répandue d'écoute téléphonique au Salvador. En février 2000, « Entre Amigos » a rapporté cette question au directeur de la Police, et a porté plainte officiellement contre la compagnie téléphonique. Une enquête est présentement en cours.

William Hernández a récemment été le récipiendaire du Prix Felipa de Souza 2000, décerné par l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC). Ce prix le lui a été accordé en vertu de sa contribution significative dans la promotion des droits humains et des libertés des minorités sexuelles au Salvador.

Il n'est plus besoin, présentement, d'avoir recours à des appels supplémentaires. Merci beaucoup à tous ceux et celles ayant participé à cette action.

Participez aux actions urgentes en cours. Allez à la rubrique « Agissez », dans le site web du Réseau AILGBT :

http://www.algi.qc.ca/asso/amnistie
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