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DÉPENDANCE AFFECTIVE

Envoyé par GDMDÉFINI en date du 28 août 2000 à 11h54

(source "http://www.gograph.com/Images-7066/ClipArt/wedcomp.gif")

http://cafe.rapidus.net/ppthibea/Dependen.htm

DÉPENDANCE AFFECTIVE



DÉFINITION: Une personne vit une dépendance lorsqu'elle a une relation qui, objectivement, lui fait du mal (destructrice) et ne prend aucune mesure pour y mettre fin.



Cette relation peut se vivre de diverses façons:



1) Comme une impasse dans laquelle la personne est attachée a quelqu'un qui est douloureusement hors d'atteinte.



2) Comme une relation dans laquelle les partenaires n'obtiennent jamais ce qu'ils veulent ou ce dont ils ont besoin; dans laquelle règne le vide, la distance, la solitude ou pire encore, la haine, la colère et l'insulte.



La personne dépendante éprouve un sentiment d'incomplétude, de vide, de désespoir et de désorientation dont elle ne croit pouvoir s'en remettre que par l'intermédiaire d'une relation avec quelqu'un d'autre. Cette dernière devient le centre de son univers et elle est prête à tout pour maintenir le lien avec ce centre. En fait, la personne doute tout au fond d'elle-même d'être une personne complète, équilibrée et aimable.

Voir le site pour plus d'information :

http://cafe.rapidus.net/ppthibea/Dependen.htm
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La dépendance c'est aussi du chantage

Envoyé par Pélops en date du 28 août 2000 à 13h47 en réponse à DÉPENDANCE AFFECTIVE (reçu de GDMDÉFINI le 28 août 2000 à 11h54).
La dépendance c'est une forme de chantage.
Ce chantage affectif que souvent nos mères (et pour certain nos pères) nous ont joyeusement servis quand ils nous disaient : "Ça fait beaucoup de peine à maman quand tu fais ça" Y a-t-il un enfant sur terre qui vous dira qu'il a un intense plaisir à déplaire à sa mère, à son père.

Faute de moyens hélas les parents se servent du chantage affectif pour ne pas laisser un situation s'envenimer, pour ne pas perdre le contrôle qui souvent peut être justifié. C'est trop souvent par manque de moyens (les bébés arrivent pas avec un mode d'emploi!) que cette approche est utilisée.

Et nous utilisons cette technique comme adulte faute d'en connaître d'autres ou mieux. Etre amoureux de quelqu'un n'est pas affaire de raison. La perte de celui (celle) qu'on aime et qui est ressentie comme un rejet nous plonge dans un abîme duquel sortir commande tous les moyens utiles et nécessaires et j'ajouterais connus.

Retenir à tout prix c'est effectuer du chantage auprès de cette personne. Voilà la réalité. La laisser partir, c'est d'accepter que l'amour est encore plus fort que tout et nous d'eux.( ça sonne un peu éculée cette phrase mais bon, j'essaie d'exprimer en peu de mots quelque chose qui se débat dans des thèses, alors !

Pour terminer j'ajouterais ne pas connaître de recettes magiques pour ne pas tomber un jour dans ce piège de la dépendance amoureuse. Néanmoins il y aurait peut-être un prérequis à prendre en note et qu'il m'a été donné de vérifier (bien sûr sur moi-même): Si à la base d'une relation amoureuse il n'est pas possible d'installer le respect il y a déjà un germe de débordement possible. Je ne dis pas cela du haut de ma chaire : malgré ce prérequis pour moi essentiel je me suis quelques fois heurté à ma dépendance face à des gens que j'ai aimé (j'ai failli écrire trop aimé, mais là je sens la voix de ma mère qui me dit : une mère n'aime jamais trop ses enfants!!! Je sais de qui je tiens, hein!)

Le respect de l'autre commande aussi le respect d'une décision qui ne fait pas notre affaire. C'est pas facile mais il me semble que c'est la seule façon de remédier à cette sournoise dépendance affective(y en a-t-il d'autres vite à vos claviers que j'apprenne).

A bientôt !
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Dépendance et étouffement

Envoyé par Atropos en date du 29 août 2000 à 17h15 en réponse à La dépendance c'est aussi du chantage (reçu de Pélops le 28 août 2000 à 13h47).
La dépendance de l'un/e devient inévitablement l'étouffement de l'autre.

Mais là où personnellement je trouve le plus difficile, c'est comme je l'ai fait :laisser partir l'autre par amour, parce que justement il y avait impasse, mais que parfois l'autre, démontrant un signe évident de maturité dans l'impasse qui nous avait séparé revenait. Repartait, revenait. Chaque fois de grands pas se faisant. De grands vides déchirants. Mais ce qui est étonnant, c'est que, malgré la conscientisation de cette dépendance?, à chaque fois, l'une ou l'autre ou l'une et l'autre se rendait compte que dessous cette forme de peur et de déchirement, celui qui tirait les ficelles se nommait Amour.

Drôle d'amour me direz-vous ( c'est en tout cas ce que je me dit), mais n'y pouvait rien. à chaque éclats de voix ou à chaque enfermements de soi, selon le niveau de chagrin ou de peine, il y avait ces douces retrouvailles, sans éclats, sans folle passion, mais sereines, en paix, douces...

Chaque fois, nous nous promettions de trouver quelqu'une d'autre. En vain. Nous revenions encore plus certaines qu'il nous fallait être ensemble. S'améliorer. Briser ce qui nous séparait, car étant tellement contraire et de classes sociales différentes. Amour ? Dépendance ? Un peu des deux ? Difficile à comprendre ...

Chose certaine, c'est que crises pas crises, nous fonctionnions très bien l'une sans l'autre et pouvions travailler dans la même pièce des heures durant, sans devoir se préocuper de l'autre, sinon que de petites attentions lorsque l'une prenait une pause.

C'est à n'y rien comprendre.
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Le doux chagrin...

Envoyé par Lexilé en date du 29 août 2000 à 17h23 en réponse à Dépendance et étouffement (reçu de Atropos le 29 août 2000 à 17h15).

(source "http://192.80.61.159/HTML/Academic/users/ady/HHRomanticism/Rshpg/jlamenzo/lovers.jpg")

C'est Vigneault qui nous donne la plus douce des réponses à ton interrogation toute légitime...

Le doux chagrin

J'ai fait de la peine à mamie (bis)
Elle qui ne m'en a point fait
Qu'il est difficile

refrain
Qu'il est difficile d'aimer, qu'il est difficile
Qu'il est difficile d'aimer, qu'il est difficile

Elle qui ne m'en a point fait (bis)
Et moi qui tant en méritait
Qu'il est difficile

Et moi qui tant en méritais (bis)
Je sais mamie vous m'en ferez
Qu'il est difficile

Je sais mamie vous m'en ferez (bis)
Car depuis long de temps je sais
Qu'il est difficile

Car depuis long de temps je sais (bis)
Que sans peine, il n'est point d'aimer
Qu'il est difficile

Que sans peine, il n'est point d'aimer (bis)
Et sans amour, pourquoi chanter
Qu'il est difficile

© Les éditions du Vent qui Vire

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édité le 19 décembre 1995 par:
Yves Laneville
C.P. 383, succ.C, Montréal, Qué. Canada. H2L 4K3
tél.: (514) 990-3331
laneville@acbm.qc.ca
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Suis-je dépendant ?

Envoyé par Lexilé en date du 29 août 2000 à 16h31 en réponse à La dépendance c'est aussi du chantage (reçu de Pélops le 28 août 2000 à 13h47).

(source "http://das-www.harvard.edu/users/students/Rebecca_Hwa/pictures/lovers.gif")

I Loved You Once in Silence


Si je me réfère à la définition ou aux définitions citées ci-haut(que je cite ci-bas ""...""), je ne suis pas un dépendant affectif. Pourtant, oui, j'ai vécu un amour platonique qui s'est révélé ""une impasse"" avec le temps, mais il y avait du possible, et ça je ne me l'avais pas inventé; l'Autre avait d'ailleurs suscité, cultivé, entretenu mes espoirs par des gestes d'attention et des paroles explicites. Je me suis fais mal dans tout ça, mais ma dépendance, au sens de mon espoir était légitime. Quand j'ai identifié l'impasse, j'ai fermé boutique très rapidement et j'ai même couper les liens d'amitié, par peur de m'illusionner encore...

Je suis d'accord avec Pélops, quand il dit que la dépendance affective peut devenir un outil de chantage, quand elle est affichée, imposée, projetée en pleine figure... Moi, au contraire, elle était intériorisée ma douleur amoureuse, et elle est même devenue source d'un réel malaise physique qui n'est disparu qu'une fois la source du mal calirement identifiée : l'amour...;o))

Par contre je n'ai jamais vécu et n'accepterai jamais de vivre ""une relation dans laquelle les partenaires n'obtiennent jamais ce qu'ils veulent ou ce dont ils ont besoin; dans laquelle règne le vide, la distance, la solitude ou pire encore, la haine, la colère et l'insulte."" Surtout pas ce qui suit ""ou pire encore..."" Je suis capable de couper des ponts et de voir clair dans le jeu des manipulateurs, car ce que Pélops dénonce, c'est aussi la manipulation.

Par contre, j'avoue que lorsque je suis célibataire, comme c'est le cas présentement, souvent j' ""éprouve un sentiment d'incomplétude, de vide"", que j'espère réussir à combler par ""une relation avec quelqu'un d'autre."" Mais je peux vivre sans,-- ça fait d'ailleurstrois ans que je l'expérimente -- je peux me centrer sur mes amis, ma famille, mon travail et soupirer en confiant mes espérances à mon oreiller ou ma meilleure amie.

Et de même, cette capacité de vivre ma solitude amoureuse fait que jamais mon amoureux ""ne constituera le centre de son univers"" et que je serais ""prêt à tout pour maintenir le lien "". Non, une solitude à deux, comme il en a été question il y a quelques semaine, c'est encore plus dévastateur qu'une solitude dont on demeure seule maître du déroulement, de l'intensité...


J'ai découvert ce texte de chanson qui traduit bien mon vécu amoureux silencieux :(excusez l'anglais, mais un tel texte ne se traduit pas... car il chante par lui-même...)

I Loved You Once in Silence
I loved you once in silence
And mis'ry was all I knew.
Trying so to keep my love from showing,
All the while not knowing you loved me too.
Yes, loved me in lonesome silence;
Your heart filled with dark despair.
Thinking love would flame in you forever,
And I'd never, never know the flame was there.
Then one day we cast away our secret longing;
The raging tide we held inside would hold no more.
The silence at last was broken!
We flung wide our prison door.
Ev'ry joyous word of love was spoken.

1
And now there's twice as much grief,
Twice the strain for us;
Twice the despair,
Twice the pain for us
As we had known before.

2
And after all had been said,
Here we are, my love,
Silent once more,
And not far, my love,
From where we were before.

Works of Alan Lerner & Frederick Loewe
Selections from Camelot
http://das-www.harvard.edu/users/students/Rebecca_Hwa/lyrics/loewe.html
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