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Encore des mots, toujours des mots, les même maux...

Envoyé par Atropos en date du 13 août 1998 à 21h48
(source http://www.mns.fr/soreze/liyeuxan.gif)

Bon, j'viens d'placer mon divan et la diva va z'écrire.

Ouf ! est modeste la madame... zé t'y menti là ??

Bon sérieusement, moi je suis pour la vérité ou le silence... j'ai horreur de mentir, j'ai une sainte horreur de la duplicité !!! point à la ligne.


En fait, mon gros problème c'est que je ne suis pas capable de mentir et de regarder l'autre dans les yeux. J'aime mieux me taire. Le problème est lorsque je me tais, moi qui a une grande bouche, pour ne pas dire une grande gueule, ça paraît !! Pis pas à peu près à part de cela... même quand une chose m'irrite, toute ma physionnomie parle.. Misère !! Dans ce temps là, je dois parler... quoi dire ?... Se taire c'est avouer sans nuances, sans discernement... alors je préfère être franche quitte à perdre des ami-e-s ou mon amoureuse. Et quand nous discutons, les nuits sont très, très longues... tout se dit, clairement, brutalement, doucement, sincèrement SANS ACCUSATIONS, mais-le-comment-je-me-sens et pourquoi- je-me-sens-ainsi, se dit. Après !? Arrivera ce qui arrivera, je suis ainsi faite... les faux-semblants me puent au nez. L'hypocrisie aussi. Mais cela c'est moi ! Comment avoir confiance en l'autre, si je doute ( je ne parle pas ici de jalousie ou de jalousie/possesion maladive.

Je ne comprends pas les gens qui vous mentent pour attirer votre attention, avoir votre amitié ou votre affection et avec les mois, parfois les semaines ou quelques jours, vous vous apercevez que cette personne vous a menti. Moi, dès que je m'en aperçois, je leur mets sur la figure : " tu m'avais pas dit telle ou telle affaire , il y a quelques temps ??" et là, on voit comment l'autre patine ou en rajoute pour se justifier... et là, la vérité sort toute crue... ensuite je peux rester avec la personne , mais je deviens distante, amère et souvent le lien éclate, à moins que je ne vois que les discussions ou la situation se rétablissent... Mais le doute est toujours là...

Je suis comme Catou, j'ai besoin d'avoir des relations dans lesquelles l'autre devine l'autre parce qu'il-elle est à l'écoute... que les gens sachent me laissé respirer sans que je ne sois obligé d'extrapoler sur le pourquoi du quoi... j'aime les situations de complicité tacite.

Avoir peur de déplaire, c'est à mon avis une dépendance malsaine. J'aime mieux plaire à peu de monde, mais avoir des relations franches authentiques et passionnantes. Faut supporter le fait, par exemple, qu'on ne peut plaire à Dieu et à son père en même temps. Je dis ce que j'ai à dire, je dénonce, je repose des questions quand je crois qu'on essais de me "bullshiter", j'insiste et je gueule fort... Je dois dire ici, que je n'ai pas toujours été comme cela, il aura fallu qu'on m'écrase plus souvent qu'à mon tour pour en venir là. Vous savez, quand on vous manipule pendant des années, le jour où vous vous rendez compte que vous avez été niaisé, y fait pas chaud... la fournaise saute et l'autre avec. Aujourd'hui, je n'attends plus, la 'tite voix intérieure qui m'avertit que quelque chose cloche ou que l'autre a besoin de quelque chose, je l'écoute... tout de suite... Si, je doute ou si j'arrive pas à y voir clair, j'appelle des gens en qui j'ai confiance et je me confie. Leurs jugements et leurs réflexions m'aident à prendre une décision.

Dans mon milieu universitaire, là non plus je ne mens pas... Un exemple, dans mes cours d'ateliers d'écritures, les gens disaient que pour réussir l'atelier, lors des critiques, il fallait être honnête avec les autres sans les écraser. :))) Bien, je les ai regardé, les uns après les autres et je leur ai dit qu'il lirait des textes lesbiens, car je ne voulais pas être hypocrite en écrivant des textes hétéro. Et vlan !! la face leur a tous tombée, et je connaissais au moins 2 personnes gaies ( et 2 autres non avouées . Finalement, 3 de mes textes ont été choisis à la fin de la session pour la publication et on a toujours critiqué honnêtement mes textes et on me posait des questions sensées sur les points litigieux. Donc, j'ai pu évoluer dans mon écriture, chose que je n'aurais pu faire en mentant.

Par contre, dans mon milieu de travail pécuniaire, je ne parlais pas de ma situation de lesbienne, mais je ne faisais pas semblant non plus d'avoir un mari si on me parlait de mon mari. Je répondais :"je suis veuve" ce qui est vrai. Par contre, je ne donnais pas à penser que j'avais un amoureux ou une vie affective hétéro.

Bon, j'aurais encore plein de choses à ajouter, mais je ne veux pas écrire un roman sur la franchise. Simplement dire que lorsque l'on mets en pratique la franchise et l'honnêteté qu'on abhorre la duplicité, nous avons dans notre entourage des gens à notre image.


Bon, m'en va faire le tour des autres questions ...

je placote
tu placotes
il/elle placote...

CIaoooooooooo ! mes poussineaux, mes poussinettes ( heu !!! cest le fait d'être grand-maman pour une 2 ième fois... ma fille va avoir une 2 ième fille la semaine prochaine... sa belle grosse bédaine va betôt diminuer :))))))



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