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Les extrêmes à Montréal

Envoyé par Grand Marnier en date du 09 octobre 1999 à 00h37

(source http://www.webgraphique.com/images/3-thumbnail/house36_01.jpg)

Hier après midi, sous le ciel ensoleillé, je me suis rendu à Town of Mount-Royal rencontrer un copain. Laissez-moi vous dire que je me suis facilement perdu dans ce township anglo, que voulez-vous ma boussole interne n’a jamais bien fonctionnée. J’ai dû faire une centaine de kilomètres pour trouver ce cottage de style victorien. Un village riche avec de belles Mercedes, de belles BMW, de beaux arbres matures (c’est parfois beau quand c’est âgé!) et de belles cours arrières et frontales avec de beaux arbustes et de belles fleurs (Elles toffent plus longtemps dans ce coin). C ‘est net, net, pas une poussière dans la rue, pas un chiffon qui jonche le sol.

Arrivé sur les lieux, je sonne et le copain me répond. J’y entre et j’observe les murs de papiers peints, le foyer, les fauteuils et d’autres meubles qui proviennent sûrement de chez Fraser, trois salles d’eau ( il ne faut pas dire salle de bain), trois chambres avec un ordinateur dans chaque, tous reliés en réseau, vraiment très chic, très noble. Pour la première fois de ma vie, je mettait les pieds dans une résidence de Ville Mount-Royal, un luxe que je me suis permis.

Ça doit être pleins d’avocats, de juges, d’informaticiens ( les trois co-loc le sont tous), de médecins, de notaires, quelques politiciens bien sûr, d’escortes de luxe et d’hommes d’affaire qui non rien à faire qui habitent ce beau quartier. On n’y trouve sûrement pas de camionneurs, de superviseurs, de laveurs d’auto, de waitress et de squeegees. D’ailleurs j’en ai vu aucun sur les coins de rues achalandées. Ça ne doit pas être payant du tout.

L’autre jour, sous un ciel nuageux et terne, je me suis rendu au centre-ville. J’ai laissé ma bagnole usagée dans le village, plus facile de stationner qu’au centre-ville, probablement que les straigths fuient le village les week-end et laissent déserts les rues pour les touristes. Le long de mon parcours, sous les arbres… je ne sais pas s’il y en avaient, je déambulais la sainte rue Catherine, observant les beaux commerces, des pannes shop, des sexes shop, des pipes shop, des sonas shop et tous les autres commerces exotiques qui sillonnent ce magnifique parcours. Le papiers usés et d’autres objets usés jonchaient le sol. Des traces de je ne sais quoi décoraient l’asphalte. Probablement le restant de cornets de crème glacé, de bouteilles de bière ou le restant d’un habitant du coin…. Puis se fut la rencontre de gens, reposants au sol, barbe de six mois, vêtements dont on ne peut deviner la couleur, fripés, déchirés, rêvant sans doute à se mettre quelque chose dans leur estomac. Ils me paraissaient déprimés, sans espoir. J’aurais bien voulu leur demander ce qu’ils pensaient de la politique mais je n’ai pas osé. Ils n'ont pas la force de crier, de bloquer la Catherine, de faire de la politique.

Alors on doit NOUS, québécois, québécoises, gais et lesbiennes se lever debout, cesser de naviguer du matin au soir sur les sites web, écrire à notre député, à notre maire Bourque, à Bouchard, et même faire de la politique, combattre le pouvoir, atteindre le pouvoir, rencontrer Chrétien, rencontrer Clinton, jouer au golf et changer le monde d’injustices.

C’est notre devoir de combattre l’injustice sociale.




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T'as raison mais...

Envoyé par Atropos en date du 09 octobre 1999 à 11h12 en réponse à Les extrêmes à Montréal (reçu de Grand Marnier le 09 octobre 1999 à 00h37).
Je suis d'accord en partie avec toi, Grand-Marnier, mais...


Quelques petites questions :

- Quand tu te promènes dans ton 10 pieds carrés de Ville Mont-Royal et que tu vois toutes ces magnifiques maisons, ne penses-tu pas que ces gens, pour la plupart, triment dur pour avoir ce qu'ils ont et toutes les dépensent qui viennent avec ça se payent ? C'est pas assis sur leur cul qu'ils y sont arrivés. C'est en bossant dur ...

- L'Ivrogne et tous les "loser" qui jonchent le sol de la St-Cath. qui eux ont préféré boire au lieu de bosser et/ou de prendre leur vie en main, n'est-ce pas eux les responsables?, car nous sommes tous responsables de nos réussites et de nos échecs. Tu vas me dire que la plupart sont des psychiatrisés, certes, mais ils y a des endroits spécifiques et prévus pour les aider, le nourir et les écouter ... le reste c'est à eux de choisir même si les meurtrissures les plus cruelles leurs ont été faites. Et heureusement quelqu'un-e-s s'ent sortent.


Moi j'aime pas les injustices, les trucs laids, etc...mais je sais qu'on n'y peut rien... dois-je pour cela arrêter de rêver à la maison de Westmount que je désire avoir ou à la limite, celle d'Outremont ? NAN... Je me contenterai,pour l'instant, d'un condo un peu à l'extérieur de la ville, avec foyer et bain tourbillon, d'une belle voiture neuve qui, à l'extérieur du centre-ville, ne sera plus bossée par des voyous jaloux du peu que tu réussis à gagner.


Tu sais, ce ne sont pas tous les fils à papa qui sont riches et célèbres. Moi, je connais des gens très bien, qui à force de sueur et de privations sont arrivés au Top et vivent dans des maisons cossues, sans dettes et se sont placés les pieds royalement.

Je crois que ces personnes là, eux, comprennent.

Il s'agit parfois de parler et de disuter avec ces richards pour voir qu'ils ne sont pas si indifférents. En tous cas, je le pense.

Sur ce, cher ami, Ciaoooo !
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Tu as raison mais....

Envoyé par Grand Marnier en date du 09 octobre 1999 à 23h36 en réponse à T'as raison mais... (reçu de Atropos le 09 octobre 1999 à 11h12).

(source http://www.webgraphique.com/images/1/Cash.gif)

Bien moi j’ai bossé dur et je n’ai toujours pas mon château. Il y a quelque part aussi la chance que ces individus ont. Il faut bosser dur quand tu sais que tu en as. Chance d’être une super bolle, chance par les circonstances, chance par le talent, chance d’avoir de l’aide de quelqu’un. Un enfant né dans une famille pauvre a moins de chance de devenir riche qu’un enfant né dans une famille qu’il l’est, c’est bien connu.

Les robineux ne sont pas toujours là par choix malgré qu’il y en as qui sont paresseux. Acculés au fond de la pauvreté, ils s’adonnent à la boisson, aux drogues, pour s’évader de l’enfer qu’ils vivent.

Avoir un logis, de quoi se vêtir, de quoi se nourrir c’est le minimum requis pour vivre sainement. Avoir un château, c’est un rêve mais ce n’est pas essentiel.


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rien de spŽcial..

Envoyé par choupernouille en date du 10 octobre 1999 à 02h44 en réponse à Tu as raison mais.... (reçu de Grand Marnier le 09 octobre 1999 à 23h36).
Salut Bourgogne des Hospitalires de Beaune..

Chacun(e) peut tenter de s'amŽliorer ( et le rve est peut're un dŽbut ˆ cela...)... Que tu vives ˆ Westmount ou dans l'Est, c'est pareil non? Suffit d'aimer ses pices de piano ou de superficie...Enfin, moi et ma chummie on rve d'une belle maison cossue avec nos pices bien intimistes et respectives sans faire chier personne...Peut-tre la connais-tu, la pice?...
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Un vin délicieux

Envoyé par Atropos en date du 12 octobre 1999 à 02h08 en réponse à rien de spŽcial.. (reçu de choupernouille le 10 octobre 1999 à 02h44).

(source http://bdj.simplenet.com/deneuve/sitting.JPG)

Salut Choupernouille !

Bourgogne des Hospitalières de Beaune est un vin délicieux, n'est-ce pas ??? Et celle qui le boit emploie un MAC pour écrire le message précédent ...

Les deux conditions réunies me donnent une bonne idée de la personne derrière l'alias ;0)

Oui, les belles tounes Deneuvienne, le bon vin, les femmes et la maison de Westmount ...


Un jour, un jour, nous l'aurons cette maison, nous ferons briller l'argenterie et nous aurons nos salons littéraires with Stein or Colette Spirit,avec tous tes "ici/maintenant" si tu le veux...

Pour l'instant je vis "il était une fois dans l'Est" la tête dans les nuages, rêvant de Biaritz et toi sur ta "côte enneigée" avec, encore, les yeux brillants de Cassis, de Lyon et du Marais ...

'Un jour, un jour" disait la chanson...

Et je prends pour acquis cette citation :"Qui veut peut" ...

Enfin, je suis née pour un petit pain, mais j'ai décider de changer la fin du proverbe en te disant que:; " je suis née pour un petit pain et je mourrai sur une terrasse avec mon croissant et mon café, au soleil....


Heureuse de t'avoir rencontré et d'avoir partagé de si bons moments ...

Ciao Bellassisima,Catharina de Deneuvenna

Xx

Ta julietta Nourredinna :)))







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